Chaque mois, retrouvez un nouveau billet d’une longue série dont le dernier sera intitulé « La dernière cacahuète ». Pourquoi ce titre ? C’est un clin d’œil à La première gorgée de bière, dans laquelle Philippe Delerm nous amenait si finement à nous extasier sur quelques simples bonheurs du quotidien. Vous vous doutez bien que dans mes billets de mauvaise humeur, il s’agira au contraire de dénoncer tous ces leurres de bonheur qui nous déçoivent terriblement…

Ce mois-ci :

Et zou, au zoo !

1 mai 2018 >>> texte intégral >>>

Avez-vous déjà vu cette affiche publicitaire vantant les mérites d’une visite familiale au zoo ? On y voit des parents et des enfants ouvrant des yeux ébahis en découvrant telle ou telle espèce animale, qu’ils montrent du doigt tout en s’émerveillant. C’est un peu ce que vous auriez souhaité vivre en venant ici, et on ne vous reprochera pas d’être un peu idéaliste par moment.

Les archives :

Les vacances au ski

1 mars 2018 >>> texte intégral >>>

Commençons notre réflexion par un petit aparté terminologique : de nos jours, on ne va plus en vacances à la montagne, ni à la neige, on va en vacances au ski. Du cadre, du contexte géographique, on est passé directement à l’outil de nos vacances. C’est lui qui a pris le dessus. Et pour cause. Lors de ces vacances, l’outil est prépondérant, omniprésent. Tout est subordonné au ski. Il a dérobé jusqu’à notre simple contact avec la neige. La neige n’est plus, c’est une piste de ski. La montagne n’est plus, c’est une descente ou une montée. Parfois, le séjour aura passé sans qu’on entende ce délicieux « brouitch » du pied qui s’enfonce dans la neige meringuée.